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THOMAS MIFSUD : « On a envie de continuer l’aventure et de passer un tour supplémentaire. »


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THOMAS MIFSUD  : « On a envie de continuer l’aventure et de passer un tour supplémentaire. »

🎙️ INTERVIEW – THOMAS MIFSUD

Avant FC Hagental – SR Saint-Dié Kellermann | Coupe de France

À l’approche du cinquième tour de la Coupe de France, Thomas Mifsud revient sur l’état d’esprit du groupe, les pièges de ce déplacement à Hagental, ses performances personnelles et l’importance des supporters. Le gardien déodatien évoque également les ambitions du SRDK dans cette compétition.

1. Thomas, après plusieurs tours de Coupe de France, comment sens-tu le groupe à l’approche de ce déplacement à Hagental ?

Comme chaque semaine, l’équipe est focalisée sur le prochain match. On sait que la Coupe de France est une compétition particulière, avec toujours un contexte différent, mais le groupe est sérieux et prêt à jouer ce match. On a envie de continuer l’aventure et de passer un tour supplémentaire.

2. Vous allez affronter une équipe de R3 qui a déjà éliminé deux formations de R2. Qu’est-ce que cela vous inspire sur cet adversaire ?

Ça nous montre simplement que cette équipe a de la qualité et qu’elle est capable d’éliminer des équipes d’un niveau supérieur. Après, on sait très bien que c’est la magie de la Coupe : sur un match, tout peut se passer. N’importe quelle équipe peut éliminer n’importe quelle autre.

On est donc pleinement conscients de cela et on va se préparer comme si on allait affronter une équipe de R1, avec beaucoup de sérieux et de respect.

3. Sur ce genre de match, l’équipe qui évolue au niveau inférieur joue souvent sans complexe. À quoi faudra-t-il particulièrement être attentif ?

Oui, justement. Je pense que ce qui les a aidés à éliminer deux équipes de R2, c’est qu’ils n’ont rien à perdre. Et comme je le disais précédemment, c’est aussi ce qui fait la magie de la Coupe.

On sait donc très bien que c’est une équipe qui va tout donner et qui va jouer sans pression. À nous d’être prêts et de prendre cette rencontre très au sérieux.

Quand vous jouez une équipe qui évolue à un niveau supérieur, vous jouez forcément sans complexe, parce qu’entre guillemets, si vous êtes éliminés, c’est presque normal.

De notre côté, il faudra être très rigoureux et très concentrés du début à la fin, et surtout ne pas les prendre de haut. Mais je ne m’inquiète pas là-dessus, parce que ce n’est absolument pas dans la façon d’être de l’équipe.

Il faudra même ne pas leur laisser de miettes. Plus le temps passe et plus ils restent dans le match, plus ils vont prendre confiance et croire en leurs chances. À nous donc de mettre les ingrédients dès le début pour ne pas leur permettre de s’installer dans le match.

4. Pour un gardien, les matchs de Coupe de France ont-ils une saveur particulière, notamment avec cette pression de la qualification ?

Pour moi, la seule chose qui différencie vraiment ce match d’une rencontre de championnat, c’est qu’au bout des 90 minutes, plus le temps additionnel, soit tu te qualifies, soit tu es éliminé.

Mais personnellement, je l’aborde vraiment comme un match normal. En championnat, on ne joue pas pour faire match nul, on joue pour gagner. Donc, pour moi, l’approche reste exactement la même : on va sur le terrain avec l’objectif de gagner le match.

La seule différence, c’est que si on n’arrive pas à faire la différence après les 90 minutes, il faudra passer par une séance de tirs au but, ce qui reste un moment particulier pour un gardien.

5. Le terrain et l’ambiance peuvent aussi jouer un rôle important. Tu t’attends à quel type de rencontre à Hagental ?

Oui et non. Le terrain et l’ambiance peuvent jouer un rôle important. Oui, parce que ça reste un match à l’extérieur, sur un terrain qu’on ne connaît pas. Je pense et j’espère qu’il y aura un peu de monde, parce qu’une équipe qui reçoit en Coupe de France un club qui évolue deux échelons au-dessus, je pense que ça peut attirer du public.

Mais non, parce que ça reste un match de football. Qu’on soit à l’extérieur ou à domicile, on doit montrer qu’on est conquérants. Et encore plus lorsqu’on joue contre une équipe qui évolue à un niveau inférieur, on doit imposer notre jeu et notre rythme.

Même à l’extérieur, on doit avoir cette volonté de jouer comme si on était à domicile.

6. Saint-Dié peut atteindre le 6e tour pour la quatrième saison consécutive. Est-ce que cette régularité montre que le club a pris goût aux belles aventures en Coupe ?

Pour être honnête, non. J’ai fait deux campagnes de Coupe de France avec le SRDK et, à chaque fois, on est restés avec un goût d’inachevé, voire de déception. Donc, pour moi, ce n’étaient pas forcément deux belles aventures en Coupe de France.

Une belle aventure, et surtout un premier objectif, ce serait de passer ce sixième tour, une chose que le club n’a encore jamais faite, pour rentrer un petit peu dans son histoire.

Il y a déjà une certaine régularité, puisqu’on a atteint quatre fois le sixième tour. Mais pour montrer que le club a franchi un cap — et je pense sincèrement qu’il l’a franchi —, ce serait justement de réussir à passer ce sixième tour.

Mais avant de penser à ça, on a un match important de cinquième tour à jouer, et toute notre concentration doit être là-dessus.

7. Quel regard portes-tu sur tes propres performances depuis le début de cette saison et sur ta relation avec ta défense ?

En étant lucide, en ce début de saison, je n’ai pas eu de matchs où j’ai eu particulièrement à m’illustrer. J’ai surtout été dans un rôle de communication et d’accompagnement de la défense.

Je pense qu’il est encore un peu tôt pour tirer un bilan individuel. Pour un gardien, quand une équipe subit peu, c’est forcément particulier, car on peut sortir du match. J’essaie donc de beaucoup travailler ma concentration et de rester concerné pendant les matchs, en communiquant et en rassurant la défense.

Après, c’est plutôt de bon augure : ça signifie aussi que les dix joueurs devant moi font très bien leur travail.

Mon regard sur ma relation avec la défense est très positif en ce début de saison. Contrairement à l’année dernière, où nous avions énormément changé de charnière centrale, notamment à cause des suspensions et des blessures, cette année, on est dans une vraie continuité, avec très peu de changements.

Et même lors des quelques changements, les joueurs ont très bien su s’adapter. C’est donc de bon augure, et c’est forcément mieux pour moi, car je n’ai pas besoin de me réadapter systématiquement.

8. On sait que les supporters du SRDK répondent souvent présents, y compris à l’extérieur. Que représente leur soutien pour vous dans ces matchs de Coupe ?

Leur soutien est très important pour nous. Ça nous donne vraiment beaucoup de force, notamment dans les moments difficiles.

Je me souviens de la campagne de Coupe du Grand Est l’année dernière. Il y a eu des matchs où on a été menés au score, ou lors desquels l’adversaire a pris le dessus. À chaque fois, les supporters ont été présents et nous ont permis d’inverser les choses, notamment à l’extérieur.

Leur soutien est donc vraiment primordial.

9. La Coupe de France réserve souvent des scénarios inattendus. Est-ce que tu as un souvenir de Coupe avec Saint-Dié qui t’a particulièrement marqué ?

Je me souviens notamment d’un match qui m’a marqué, à Ryperswiller l’année dernière, lors de notre deuxième tour de Coupe du Grand Est.

C’était un déplacement à l’extérieur, un samedi soir, et nous avions pas mal de blessés ou d’absents. Même nous, avant le match, nous n’y croyions pas vraiment. Nous pensions que nous allions logiquement perdre, car Ryperswiller restait une équipe qui réalisait de beaux parcours en Coupe et qui était solide à domicile. De plus, cela faisait des mois que nous n’avions pas gagné à l’extérieur.

Nous avions été dominés. Pourtant, nous avons fait preuve de combativité. Nous avons su subir, faire le dos rond et, au final, garder notre cage inviolée pour nous qualifier aux tirs au but.

10. Pour finir, quel message veux-tu adresser aux supporters avant ce déplacement à Hagental ?

Je voulais encore une fois les remercier pour nous avoir accompagnés tout au long de la saison dernière et pour avoir été aussi nombreux.

Je pense notamment au déplacement à Schiltigheim, et bien évidemment à la finale du Grand Est, mais aussi à certains autres matchs, comme les derbys contre Golbey ou Raon, où il y avait beaucoup de monde.

On va essayer de faire le maximum pour leur rendre tout ce qu’ils nous donnent et leur faire vivre, je l’espère, une belle aventure cette saison.


 

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